J’en reviens pas comment je suis dégueulasse…
N’importe lequel être humain normal qui aurait pensé à s’apporter des grignotines pour un voyage de 7hres en auto aurait pensé à quoi? Des sandwichs, des mini carottes, un petit sac de chips à la limite. Pas moi non. Moi, c’est un trip de Ah Caramel que j’ai eu avant de quitter Montréal.
Dieu sait que c’est long le trajet Montréal-New York, pas tant le kilométrage, mais le paysage toujours constant durant presque 5h30…Ouch! L’avantage d’avoir avec nous de petit gâteau chimique trop sucré, c’est que lorsque on s’en empiffre, on se retrouve sur un méchant high de sucre! Le Red bull peut bien aller se rhabiller; moi, c’est sur un buzz de caramel fake que j’ai fais du Air drum le 3/4 du trajet sur le vieux rock des stations de radio du nord-est américain. Par moments, on perd le signal, on cherche une autre station. Ils semblent tripper fort sur Nickelback aux USA; quand on entend une de leur chanson, mon chum change de station et préfère écouter les postes qui grichent.
Quelques heures et une méga migraine plus tard, on arrive à Manhattan. Pas de réservations, on se pointe au premier auberge de jeunesse sur ma liste et comme si la Loi de Murphy avait oublié de gérer ma vie, ils avaient des chambres disponibles au prix qui nous convenaient.
À NY, il doit faire environ 24 degrés vendredi soir et je suis habillé comme une inuit frileuse, heureusement que j’avais pris soin d’empacter la moitié de mon garde-robe…pour deux jours.
À Time Square, on a un petit creux. Deux pointes de pizza, un coke et 15$ US dépensé pour ça plus tard, on décide d’aller voir Ground Zero (anciennement le World Trade Center). Je ne sais pas si c’est l’éblouissement des lumières de Time Square qui m’a brûlé les neurones, mais quelle connerie de se taper une sortie sur un chantier de construction en pleine nuit? Qu’est-ce qu’on est supposé y voir?
On revient sur nos pas, on recroise les mêmes 12 Starbucks Coffee entre la 8th St et la 11th St. On rentre à l’hôtel et on s’amuse à écornifler dans les superbes lofts de l’autre côté de la rue. On commence à imaginer ce que ce serait de vivre à New York. Parfaire mon anglais, finir par me blaser de promener mon petit Jack Russel dans Central Park, connaître tous les restos et bars comme je connais présentement ceux du Plateau, me foutre de la gueule des touristes en robes chics avec leurs talons imitation Manolo Blahnik qui pensent que boire un cosmo à New York est l’ultime expérience à vivre…
J’ai le goût. ça me tente. Ouais, ça me tente. Un petit 5-6 mois, habiter à NY, louer un petit loft dans Chelsey, Soho ou Tribeca. Pourquoi pas? Moi et mon chum avons fait le deal qu’on le ferait un jour. Quand? Aucune idée, mais un jour.
Cette ville ressemble beaucoup à Montréal: l’architecture, la restauration, le mode de vie des New Yorkais…Ce ne serait pas trop dépaysant et quel moyen plus hot de parfaire son anglais?
On s’est endormi là-dessus, une grosse journée nous attendait le lendemain…
