Pot pourri platonien

24 02 2008

Mon dernier post lui ayant donné l’envie de me psychanalyser, ma copine Ka m’a dit la plus belle métaphore exprimant à merveille comment je ne me sens pas bien quand je suis seule chez moi à rien faire:

Ton appart est en plein milieu d’un party que tu ne veux pas manquer.”       Ka (1980-      )

J’ai vraiment trouvé ça bon!

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C’est vraiment drôle…

J’ai loué aujourd’hui, à la bibliothèque du Plateau, un roman dont une partie de l’histoire se passe à la bibliothèque du Plateau!

J’me peux pu!

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Je croise 15 veudettes chaque fin de semaine sur le Plateau, toujours aucune une maudite trace de L-J…

Batinsse!

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Je suis vraiment déçue de ne pas avoir participé au Rendez-vous du cinéma Québecois cette année. Il doit y avoir une liste de 12 films que je voulais voir, en plus!

Par contre, je compte les dodos avant la Nuit Blanche de samedi prochain!

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Toujours mal à la gorge et aux muscles et en plus, je me tape un double demain a.u travail. Ça ne m’empêchera pas d’aller me bidonner au Belmont pour les Lundis show tout de suite après!

Qui vient?

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Il y a plein de pitous partout sur Mont-Royal! J’ai envie d’avoir un beau petit labrador qui m’attendrait attaché après un parco pendant que je fais ma shoppe de fruits et légumes.

Je suis complètement gaga, je les flatte tous en chemins…

Sauf les minis caniches que je kick… FAUX!!!!!

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Une question comme ça:

Si le Edgar était situé en banlieue, est-ce que les Montréalais iraient?

Parce qu’en ce moment, il est sur le Plateau et est remplit de banlieusards…

Et pour dire comme dirait Chumi: “On les spotte tout de suite les banlieusards ici; ils n’ont pas de tuques ni de mitaines.”

Et dire que j’en étais une il y a deux mois…

Je me suis vite acclimatée au port de la tuque, des mitaines et du Ipod et au café latte du matin.

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J’ai vraiment hâte à l’été pour aller au Tam tam et pour aller pique-niquer au Parc Lafontaine en gougounes avec mon nouveau fourre-tout aux motifs de cerises…

Me semble que ça va revenir moins cher qu’être tout le temps dans les bars.

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Mochico, St-Urbain, Adam et Eve, Suki, Style.com et plusieurs autres, sont les vitrines à lécher, sur Mont-Royal(on se comprend, là), pour zieuter les nouveautés de la prochaine saison estivale.

Les beaux petits tops et les jolies et coquines robes d’été nous donnent envie de nous défoncer encore plus sur le tapis demain matin au gym.





Ma vie à l’heure

24 02 2008

Je me suis levée à 7h30 ce matin alors que je me suis couchée à 2h30 cette nuit. Aucune fatigue, accablée d’une possible laryngite (diagnostic de Dr Maman), j’ai la tête qui tourbillonne alors que tout ce que j’aurais envie en ce moment, c’est de me rouler en boule dans ma couette avec mes pastilles, une tasse de lait chaud et des livres à perte de vue.

J’ai pris conscience de plusieurs choses la semaine dernière…

J’adore ma vie sur le Plateau, vraiment, je ne pourrais pas demander mieux. Par contre, c’était peut-être un peu beaucoup illusoire de ma part de penser que, le jour où j’y déménagerais, toutes les petites échardes de ma vie reprendraient forme lisse en se recouchant sur le bois pour suivre le sens du grain.

Je rêvais d’échapper à la platitude de la banlieue qui me grugeait depuis si longtemps et Dieu sait que présentement, j’y échappe pas mal comme il faut. Je voulais avoir des gens autour de moi qui ne se cassent pas le bicycle, qui pensent à fun et moment présent plutôt que me jaser de la grossesse qu’elles veulent vivre au plus sacrant parce qu’elles s’en tapent une dépression de devoir attendre ou bien de celles qui dépriment de voir qu’elles doivent patienter un autre six mois avant de pouvoir acheter leur maison et qui en font jusque des crises d’urticaire.

Je voulais, autour de moi, des gens qui sont prêts à sortir un mardi soir, qui me disent pas “Ah bin t’sais, j’travaille demain…j’voudrais pas être fatigué…”  ou bien “Tu sais, je serais bin sortie ce soir mais t’sais, j’ai de quoi demain à 18h30 et j’aimerais vraiment ça être en forme”. Je ne suis pas en train de juger ces personnes, c’est de leurs affaires si elles veulent être comme ça, mais j’étais tanné d’avoir dans ma vie des gens qui pensent toujours à dans 5 ans, dans 10 ans, qui s’empêchent de vivre aujourd’hui pour une chose qui doit arriver demain. Je suis tannée d’entendre les gens parler que de leurs projets, qu’ils finissent, trop souvent, par laisser tomber.

J’ai enfin dans ma vie des gens qui pensent comme moi sur plusieurs points. Qui ne se stressent pas pour des trucs qui ne sont pas encore en chantier. C’est beau planifier, j’ai rien contre ça. Pas parce que moi je ne planifie pas grand chose que je juge ça, pas du tout. Je suis juste un peu dépassée par les gens qui vivent pour le futur, pour les “au cas où” et qui par le fait même, tuent toute fantaisie possible dans leur vie.

Où je veux en venir avec tout ça c’est que je croyais que quand j’allais avoir ça, j’allais être bien, parfaitement bien. Faux. Oui j’aime beaucoup plus ma vie d’aujourd’hui, mais je dois me rendre à l’évidence qu’à cause de ce style de vie, je procrastine beaucoup.

Je ne fais plus (ou presque plus) mes devoirs. Comme sortir finit par me coûter cher, je coupe sur des choses que je ne devrais pas. Je n’ai plus beaucoup de temps pour faire des choses à la maison et je me le fais ardemment reprocher, je stagne professionnellement parlant, j’ai 125 000 projets en tête qui n’avancent à rien parce que je cherche ailleurs si j’y suis. Je cherche je ne sais trop quoi que je croyais trouver facilement en m’installant ici. Je ne regrette pas mon move, trrrrès loin de là, mais je regrette le fait d’avoir osé croire que je l’aurais eu plus facile.

Si j’ai acquis, compris et trouvé de grandes choses, j’ai aussi perdu une certaine conscience de ma personne.

La fille qui festoie dans les 5 à 7, qui sort toujours de chez elle parce qu’elle trouve ça morne d’être seule entre quatre murs, la fille qui souhaitent toujours participer à un tas de trucs qui la passionne et qui finit par ne plus y penser par manque d’audace, de confiance. Je n’ai pas lu un roman en entier depuis des mois, je lis 10-12 pages et je change, je cherche ailleurs, dans un autre livre, je commence une nouvelle pour mon cours de création littéraire, j’écris trois pages, je recommence. Je cherche quoi au juste? Tandis que je cherche ultimement une chose que je ne connais pas, j’ai l’impression de perdre des miettes en chemin…

Je suis dûe pour une sage introspection. Je sais que je peux trouver et aller chercher ce que je veux, je dois juste comprendre c’est quoi…

Avez-vous l’heure? Je crois que je vais aller régler ma pendule.