Après une semaine particulièrement intense au gym (oui, parce que j’y suis allée tous les jours…je me surprends moi-même), j’ai décidé de clore ça en grand vendredi soir avec un cours de Yoga. Ça fait des années que je voulais essayer ça et je me suis dis que c’était le bon timing.
Pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis le genre de fille toujours pressée, qui marche trop vite, qui pense trop vite, qui parle trop vite…Bref, je cause des étourdissements à bien du monde (dont Chumi qui lui est tout le contraire!). J’ai toujours peur de passer à côté de quelque chose donc je veux être toujours partout, tout faire, tout voir… Pour moi, le yoga était donc un test.
Après 1hre d’épaules en arrière des genoux, de pattes en l’air avec l’autre qui tient l’équilibre et tout le tra la la, je trouvais que ça manquait de bougeotte. J’aime avoir chaud, sentir que je me défonce. À part de ne plus me sentir le dos à force de faire des figures dignes d’athlètes de cirques, je ne voyais pas réellement en quoi cette discipline pouvait m’apporter plaisir…c’est vraiment quand le cours s’est terminé que j’ai compris.
Je sors de là, je marche vers chez moi sur Mont-Royal. Il est 20hres, les trottoirs sont envahis de touristes de la banlieue qui sortent souper, de résidants du quartier sortant de la SAQ, du club vidéo, de boutiques remplies de solde…et il y a moi, la respiration calme comme jamais, les poumons gonflés d’air, complètement oxygênés, les pensées au ralenti, la zen-attitude dans l’tapis, un sourire épais dessiné sur le visage et je marche. Je marche à trois pas minute. Je me fais dépasser tous bords tous côtés et je n’ai aucun contrôle sur mes pas. Je me gosse moi-même “ayawe avance!! T’es la première à chialer quand tu suis des brêteux!!”.
Toujours le même sourire épais sur mon visage…complètement zen.
(Il y a donc de fortes chances que je renouvelle l’expérience vendredi prochain…si je me remet de mes courbatures.)
J’arrive à la maison, une bouteille de vin m’attends avec une pizza pesto et fromage de chèvre et salade césar. Ça c’est un vendredi soir comme je les aimes.
On fini le tout dans un café, vers 1hres du mat, devant un gâteau fromage, caramel et croustade et un choca cino…
Ce fut une superbe façon de finir ma semaine de freak…
J’ai juste trouvé ça un peu ordinaire d’être gorlo au Café Dépôt.